Stress : et si votre animal était concerné ?

Le stress n’est pas l’apanage des êtres humains. Alors que les vacances d’été approchent, les situations potentiellement stressantes pour votre animal peuvent se multiplier. En maître soucieux de son bien-être, vous serez attentif pour qu’il soit serein pendant cette période.

 

Comment réagissent les animaux face au stress ?

Tous les animaux vivent des situations stressantes, tout comme les humains, les chiens, les chats, les lapins, les chevaux, les ressentent. « Cela peut s’exprimer sous trois formes, la fuite, l’inhibition, l’agressivité. Ces trois stratégies constituent une réponse face au stress », précise le Dr Valérie Dramard vétérinaire comportementaliste. « Le stress provoque une hausse de la tension artérielle, une accélération cardiaque, une dilatation des pupilles, des tremblements, et parfois des troubles digestifs. »

 

Comment reconnaître un animal stressé ?

Il existe donc des signes communs aux mammifères. Cependant, certains comportements ou postures doivent vous interpeller. « Un chat dont la queue ne cesse de battre, dont les pupilles sont très dilatées, dont les oreilles pointent vers l’arrière manifeste son stress. » Selon le Dr Valérie Dramard, les signes de stress chez les chiens diffèrent quelque peu de ceux du chat. « Ses oreilles seront plaquées vers l’arrière, sa queue sera rentrée sous le ventre. Au niveau des pupilles, c’est beaucoup moins marquant que pour le chat. » En cas de stress, le lapin risque de se figer, avec ses pattes sous lui et les oreilles plaquées contre son corps.

Au-delà des postures, surveillez le comportement de votre animal. « Par exemple, un chien ou un chat qui tourne très rapidement en rond stresse. Tout comme le fait de bâiller fréquemment ou de se gratter. Ce sont autant de comportements à surveiller. On parle de signaux d’apaisement. »

 

Des situations à identifier

Les vacances d’été sont synonymes de changement. Le bien-être de votre animal de compagnie risque d’être perturbé au cours de cette période. « Ils n’aiment pas les séparations, les changements de lieu, les longs trajets en voiture. » L’agitation entourant un départ constitue aussi une source de stress. Même chose si vous devez faire garder votre animal par un proche ou dans une pension.

De nombreuses autres situations peuvent être source de stress pour votre animal. « Ils ne supportent pas les déménagements par exemple, surtout le chat très attaché à son territoire », affirme le Dr Dramard. Enfin, citons la consultation chez le vétérinaire.

Des solutions douces

« Le bon sens », explique Valérie Dramard, « c’est de savoir repérer la source du stress et d’y remédier. Il existe des solutions douces, dont une très intéressante à base d’huiles essentielles de valériane, connue pour ses vertus apaisantes. Elle ne nécessite pas de manipuler votre animal. Il vous suffit de vaporiser PetsCool – nom commercial – sur son coussin, dans son panier ou sur l’arbre à chat par exemple. » La voie inhalatoire permet d’induire un apaisement général après quelques minutes. Cette solution naturelle s’avère efficace pour l’ensemble des animaux de compagnie.

Pour en savoir plus, consultez le site www.petscool.fr. Vous y trouverez de nombreux conseils pour gérer au mieux le stress de votre animal.

 

Quel hôtel pour mon chien ?

Aujourd’hui, lorsque vous partez en vacances ou en week-end, vous ne laissez plus votre chien au chenil ! Non, Médor est confié à une pension voire à une hôtellerie animale. Toutefois, cette jolie façade sémantique ne vous met pas à l’abri des mauvaises surprises. Ni vous ni… votre animal. Afin de les éviter, prenez des informations sur l’établissement.

 

  • En inspectant les lieux. C’est un conseil de bon sens, mais il est préférable de visiter les installations au préalable. N’hésitez pas à vous rendre dans plusieurs pensions afin de comparer. L’accueil et le « feeling » que vous aurez avec les propriétaires sont d’une importance primordiale. Vous devez avoir entière confiance. Passez également au crible la propreté des lieux, l’entretien (enclos, clôtures…).
  • En posant toutes les questions qui vous traversent l’esprit : mon chien sera-t-il promené ? À quelle fréquence ? Puis-je lui amener des jouets ? Va-t-il disposer d’une « couche » individuelle ? Ce qui, au passage, est fortement recommandé, pour qu’il puisse disposer de « son coin à lui »… Dois-je apporter ses aliments ou sa gamelle ?
  • En réservant le plus tôt possible. Mais faites d’abord un test sur un ou deux jours. Non seulement vous habituerez votre chien ou votre chat « en douceur », mais en plus vous éviterez une mauvaise surprise.
  • En vérifiant le prix. Il est très variable d’une pension à une autre, et d’une région à une autre. D’une manière générale, les tarifs peuvent démarrer à 11-12 euros la journée, jusqu’à 24-25 euros pour la formule « luxe ». Prévoyez également un budget « toilettage » en fin de séjour… Vous éviterez ainsi de ramener des tas de parasites à la maison. Et l’odeur de votre toutou sera plus fraîche.

Il faut savoir que pour séjourner dans une pension, votre chien comme votre chat doivent être tatoués ou pucés. Leurs vaccins doivent également être à jour. Si le responsable de l’établissement ne prend pas soin de vérifier le carnet de vaccination, passez votre chemin. Il est vraisemblablement tout aussi négligent avec ses autres « clients »… et sur d’autres points !

Si vous avez un rongeur, un iguane ou une tortue, sachez que certaines pensions se sont spécialisées dans l’accueil des NAC, les nouveaux animaux de compagnie. Bon à savoir, non ?


David Picot