Une alimentation tonique pour notre moteur cellulaire

Comparons nos cellules à une F1, afin d’expliquer les rouages de notre mécanique cellulaire à alimenter par de bons nutriments.

 

Comme dans ces voitures à la pointe de la technologie, les cellules ont besoin d’avoir le meilleur pour nous donner le meilleur. En 1er, il faut avoir une équipe entraînée, c’est-à-dire pratiquer une activité physique régulière ; boire de l’eau régulièrement, car ce liquide cellulaire permet de nous refroidir, d’échanger nutriments et déchets. Déshydratation et sédentarité sont synonymes d’impuretés, donc un nettoyage cellulaire à base de shorts, tennis et maillots « transpirants » sera un bon réflexe initial à acquérir.

 

Allez, c’est parti pour une course haletante. Il faut faire le plein de super, de super nutriments (les bons sucres), bien huiler les engrenages (les bonnes graisses), régler finement la mécanique (les minéraux et oligoéléments) et protéger au maximum les pièces sensibles (les antioxydants).

 

Une recette simple, un bon carburant et de bons nutriments pour fournir une bonne énergie, un bon tonus cellulaire. Premier nutriment, le sucre : environ 50 %, puis quantitativement viennent 33 à 35 % de graisses et 15 à 20 % de protéines.

 

Des glucides, mais pas de sucres rapides

 

La puissance maîtrisée, la tonicité régulière nécessitent des glucides dont la vitesse de passage dans le sang est modérée à faible ; et éviter les sucres raffinés, transformés qui, par leur montée glycémique élevée, peuvent entraîner des surchauffes du moteur suivies de faiblesses au bout de quelques tours de piste, au bout de quelques heures. C’est le fameux « coup de pompe » matinal après un déjeuner trop riche en sucres dits « rapides » : pain blanc, confiture, céréales modifiées, jus de fruits « low-cost ». Privilégier les céréales complètes ou semi-complètes, les fruits, les oléagineux… et compléter par des sources protidiques pour confirmer cette énergie à moyen terme.

 

Bonnes graisses et protéines

Contrairement aux bolides qui peuvent tomber en panne d’essence, notre organisme a la capacité d’utiliser un 2e réservoir, ses graisses. Elles nous fournissent une énergie de longue durée. Comme tous les réservoirs, quand il y a trop-plein, ça déborde, mais, chez l’humain, sucres et graisses peuvent se combiner pour former des triglycérides, qui à leur tour se stockent au niveau du foie, mais surtout des zones disgracieuses !

 

Pour garder une énergie constante sans accumulation délétère, il faut privilégier les bonnes graisses ; celles que notre corps préfère. S’il en faut un peu de chaque catégorie et si proportionnellement on a besoin d’autant de graisses saturées que de graisses polyinsaturées, les secondes apportent de formidables médiateurs qui conditionnent largement le bon fonctionnement et la bonne coordination de nos cellules. Là aussi, parmi les polyinsaturés, la sous-famille des oméga-3, qui manque si souvent, est à remettre en avant. Comme pour la mécanique, il y a des huiles courantes et des huiles spécifiques pour les organes nobles du moteur : la transmission, la direction, la boîte de vitesses…

 

Pour plus de fluidité dans votre quotidien, privilégier les huiles de bonne qualité, de colza, de noix, d’olive, les poissons gras… et réduire, si ce n’est pas déjà fait, les graisses animales, les huiles d’arachide, de tournesol, de palme… Le monde marche à l’envers ; maintenant, les sociétés pétrolières veulent faire du carburant avec des huiles végétales, et nous nous consommons toujours plus de graisses animales. Bientôt, on ne saura plus qui est l’homme, qui est la machine !

 

Se protéger de l’oxydation 

La machine veut prendre la place de l’homme, mais l’homme résiste en étant baigné au quotidien dans ce rythme infernal d’hyperactivité : hyperactivité sonore, lumineuse, hyperactivité professionnelle… et si l’on veut que nos cellules, « ces petites mains de l’ombre », nous guident encore et toujours sur ce chemin tourmenté, il faut bien payer ces serviteurs, ces guides métaboliques. Leur plus belle récompense, ce sont les minéraux, les oligoéléments, les polyphénols… toutes ces bonnes choses que la nature fragile nous apporte, car aucune de nos cellules ne sait les fabriquer !

 

Magnésium, manganèse, cuivre, fer, calcium, iode, β-carotène, resvératrol, quercétine, catéchines, isoflavones et autres flavonoïdes… toutes ces merveilles que « Dame Nature » nous offre et qui permettent à nos milliards de cellules de remplir leurs millions de tâches journalières, tout en nous protégeant de l’oxydation.

 

Alors, si vous oubliez de boire du thé, de prendre vos 2 carrés de chocolat noir par jour, vos graines de gogi, vos aromates et épices favorites, vos oléagineux, de manger vos 5 portions quotidiennes de fruits et légumes colorés…, votre énergie vous lâchera progressivement et votre conduite sur route sinueuse sera de plus en plus délicate, jusqu’à la rupture, que personne ne souhaite.

 

Pour rester en « pole position » naturellement, suivez ces conseils précieux. Votre intestin aussi dans cette frénésie de douceurs, d’essentialité vous permettra d’optimiser l’assimilation de tous ces nutriments indispensables. Un bon microbiote étant toujours l’assurance de rouler tranquille en 6e sans surchauffe des pneumatiques, sans ballonnements intestinaux !

 

Et de la vitamine D

Enfin, le soleil fait briller les chromes et fait ressortir les belles lignes de la carrosserie, mais c’est lui également qui permet de synthétiser la vitamine D au niveau de la peau. Deux fois par semaine, prendre 2 000 à 3 500 UI de vitamine D à l’entrée de l’hiver, lorsque les rayons du soleil sont moins forts, et jusqu’au printemps, sera l’occasion de conserver une bonne ossature, un équilibre nerveux et métabolique… et une bonne vitalité.

 

 

Pascal Guerit

Docteur en Pharmacie

DU Diététique et Nutrition