PHARMACIE DES PELERINS - Flux RSS d'actualités santé Les dernières actualités de PHARMACIE DES PELERINS sur la santé, de la médecine et des pharmaciens, ainsi que les études sur les maladies. https://pharmaciedespelerins.pharmavie.fr/actualites Tue, 25 Feb 2020 23:13:10 +0100 <![CDATA[Coronavirus : les risques pour l'approvisionnement en médicaments]]> Au 15 Février, Santé Publique France fait état de 12 cas d’infection par le coronavirus (COVID-19), dont un patient, un touriste chinois, est décédé. L’évolution de la situation internationale est suivie de près par les autorités sanitaires avec l’ensemble des acteurs concernés en lien avec l’Organisme Mondial de la Santé (OMS). En Chine, le virus continue de gagner le terrain, il fait état de plus de 70 000 malades et près de 1 900 morts. Au-delà des conséquences sanitaires, le coronavirus commence à avoir un impact économique important.

 

Impact sur l’approvisionnement en médicaments

La Chine est l’un des centres névralgiques de l’économie mondiale. Les industries sont au ralenti voire fermées, les frontières sont fermées ce qui entraîne des répercussions sur l’approvisionnement mondial dans de nombreux secteurs dont celui du médicament. Le 12 février, l’Académie Nationale de Pharmacie a publié dans un communiqué que 80% des principes actifs présents dans nos médicaments sont fabriqués en grande partie en Asie. Depuis juin 2011, l’Académie Nationale de Pharmacie a lancé une alerte à propos des ruptures de certaines matières actives qui compose nos médicaments. Elle souhaite que notre politique de santé redevienne indépendante en favorisant les productions en France et en Europe afin de garantir une disponibilité des médicaments pour les patients.

 

Les grands laboratoires pharmaceutiques se veulent rassurant

Pour le moment il n’y a pas de pénurie et les laboratoires sont rassurants. Les laboratoires pharmaceutiques dont Sanofi, GSK et Pfizer se disent attentifs à d’éventuelles pénuries de médicaments. Les antibiotiques, les anti-cancéreux et des médicaments plus couramment utilisé comme le paracétamol pourraient être concernés par des ruptures de stocks.

L’Agence nationale du médicament et des produits de santé (ANSM) et l’Agence européenne du médicament avec l’aide des industriels ont pour mission de faire un état des lieux de la situation et d’évaluer les impacts si la situation en Chine se prolonge.

 

Sources :

https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/coronavirus

https://www.acadpharm.org/dos_public/COM_ANP_RELOCALISATION_2_VF_2020.02.12.PDF

https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/infection-a-coronavirus/articles/covid-19-situation-epidemiologique-internationale

 

 

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https://pharmaciedespelerins.pharmavie.fr/actualites/753-coronavirus-les-risques-pour-lapprovisionnement-en-medicaments
<![CDATA[Fin de vie à domicile : des traitements bientôt plus accessibles]]> En mars 2018, dans son dossier « Accompagner la fin de vie des personnes âgées à domicile », la Haute autorité de santé (HAS) informe que 80% des personnes âgées souhaitent mourir chez elles. L’accompagnement du patient en soin palliatif à domicile est jusqu’alors compliqué pour les médecins généralistes de ville. Ceux-ci n’ont pas accès aux médicaments prescrit à l’hôpital pour favoriser la sédation profonde et continue des patients en soins palliatifs. Suite à cela, l’HAS vient de publier des recommandations de bonne pratique en visant l’antalgie et la sédation.

 

Ce qu’il faut savoir

Pour rappel, la loi du 2 Février 2016 donne le droit au patient de demander d’éviter toute souffrance et de ne pas subir d’obstination déraisonnable.

Dans le cas où un patient est atteint d’une affection grave et incurable et dont le pronostic vital est engagé, une sédation profonde et continue provoquant une altération de la conscience sera maintenue jusqu’au décès. Elle sera associée à l’arrêt de l’ensemble des traitements qui maintenait le patient en vie (y compris l’hydratation et la nutrition) et à la mise en place d’un traitement antalgique afin de réduire aux maximum les douleurs.

Dans ses situations, il est impératif que le patient et ses proches soient encadrés par une équipe de professionnel de santé.

 

Qu’est-ce que la Haute autorité de santé prévoit ?

L’HAS demande aux pouvoirs publics de permettre la dispensation en ville des médicaments cités dans sa recommandation. Elle donne les conduites précises aux professionnels de santé sur l’utilisation des opioïdes pour lesquels le risque de mésusage, d’addiction ou de détournement doit être maitrisé. Elle apporte aussi des précisions sur les autres traitements médicamenteux recommandés qui peuvent être utilisés hors autorisation de mise sur le marché.

Si vous souhaitez avoir de plus amples informations, n’hésitez pas à vous rapprocher de votre médecin, pharmacien ou infirmier.

 

Source :

https://www.has-sante.fr/jcms/p_3151123/fr/patient-en-fin-de-vie-hospitalise-ou-a-domicile-quels-medicaments-et-comment-les-utiliser

https://www.has-sante.fr/jcms/c_2832000/fr/comment-mettre-en-oeuvre-une-sedation-profonde-et-continue-maintenue-jusqu-au-deces

https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2020-02/argu_fin_vie_med.pdf

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https://pharmaciedespelerins.pharmavie.fr/actualites/751-fin-de-vie-a-domicile-des-traitements-bientot-plus-accessibles
<![CDATA[Le syndrome de choc toxique menstruel]]> L’Agence national de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) avait été saisie en avril 2016 afin d’évaluer la sécurité des produits de protection intime. Le rapport et l’avis de juin 2018 ont été révisés et adoptés par le Comité d’Experts Spécialisé (CES) en novembre 2019. Dans son rapport publié le 20 Janvier, l’ANSES donne les bonnes conduites à tenir. Cela concerne toutes les protections internes : tampons bio ou non et coupes menstruelles.

 

 Qu’est-ce que le syndrome de choc toxique menstruel ?

Le syndrome de choc toxique menstruel est principalement dû à la colonisation d’une bactérie, le staphylocoque doré. Cette bactérie est présente chez l’espèce humaine de façon naturelle et n’est pas dangereuse dans la majorité des cas. Mais chez certaines personnes ayant une déficience immunitaire, la bactérie peut se multiplier, engendrant alors une infection en fabricant des toxines. Ces toxines passent dans la circulation sanguine et s’attaquent aux organes vitaux comme le foie, les reins et les poumons. L’infection engendre un état grippal et peut, dans de rare cas, mener au décès.

 

Que faire pour prévenir le syndrome de choc toxique menstruel ?

La prévention passe avant tout par des bonnes pratiques d’hygiène. Respecter les indications présentes sur le packaging en particulier sur la durée du port des tampons et des coupes. Changer toutes les 4 à 8h maximum. Lors du changement de protection intime, bien se laver les mains avec de l’eau et du savon avant et après le changement. Il est préconisé de porter une protection externe pour la nuit compte tenu de la durée du port.

 

Qu’est-ce que le Comité d’Experts Spécialisé (CES) veut mettre en place ?

Le CES veut développer un cadre réglementaire plus restrictif que le présent dispositif en particulier sur la composition, l’utilisation et la fabrication des produits de protection intime. Favoriser la diffusion des informations sur ce risque via les professionnels de santé ou par des campagnes d’informations. Il souhaite que les fabricants améliorent l’information sur les emballages et dans les notices d’utilisation.

Source :

https://www.anses.fr/fr/system/files/CONSO2016SA0108Ra.pdf

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https://pharmaciedespelerins.pharmavie.fr/actualites/747-le-syndrome-de-choc-toxique-menstruel
<![CDATA[Virus : Relativisons !]]> L’épidémie qui sévit en Chine alerte tous les pays du monde qui préparent consciencieusement les mesures nécessaires à la limitation de son expansion. Les médias français relayant très largement l’information sur leur célèbre « ton grave » ont plongé certaines personnes dans la peur. Mais il y a plus grave en France et matière à s’inquiéter. Revenons à la raison et à l’essentiel !

Le virus chinois

Certains se souviennent de ce virus chinois, aussi un coronavirus, qui a fait près des centaines de morts fin 2012/début 2013. C’est un nouveau virus de la même famille qui revient et qui provoque des symptômes très semblables. L’isolement et la quarantaine, ainsi que les précautions d’hygiène participaient alors à stopper l’épidémie. L’expérience acquise par la Chine et la déclaration précoce aux autres pays permettent de tester, comprendre et maitriser ce virus beaucoup plus rapidement. Même si la contagion est plus rapide, sa létalité reste bien plus faible que celle du SRAS. Autre élément : d’une manière générale, un virus évolue plus favorablement dans un environnement donné. La diffusion du virus loin de la Chine restera donc faible.

Situations à risques en France

Il y a de nombreuses maladies infectieuses qui courent en France qui devraient retenir toute notre attention. La grippe saisonnière qui fait chaque année près de 10 000 morts, le pneumocoque qui sévit à Marseille en ce moment, la recrudescence de maladies telle que la rougeole ou la coqueluche sont des menaces bien réelles ! Ces morts pourraient être évités si la couverture vaccinale était supérieure à 95%. C’est-à-dire qu’il suffit de se vacciner pour éviter la maladie. Le groupe Pasteur travaille aujourd’hui sur le nouveau coronavirus chinois mais il ne pourra sortir un vaccin qu’en 2021… Imaginez-vous à la place des chinois de Wuhan s’ils avaient le vaccin ! Et vous, êtes-vous à jour de vos vaccinations ?

Mesures d’hygiène

C’est donc en relativisant que l’on se recentre sur l’essentiel. La protection des populations passe essentiellement par la vaccination pour les maladies les plus graves et les plus contagieuses. Pour celles qui sont plus bégnines, misez sur les mesures d’hygiène souvent répétées : lavage des mains régulier à l’eau et au savon, solution hydroalcoolique le cas échéant, mouchoir à usage unique, éternuments et toux à protéger… ET n’oublions pas, si nous sommes malades de protéger les autres (masques) !

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https://pharmaciedespelerins.pharmavie.fr/actualites/745-virus-relativisons
<![CDATA[Le coronavirus et la pénurie de masque en France]]> En Chine, le coronavirus s’étend et fait bilan de plus de 350 morts et près de 17 500 personnes contaminées. En France, nous sommes actuellement à 6 cas confirmés de coronavirus. Depuis la confirmation de ces cas, les français se sont rués dans les pharmacies pour acheter des masques de protection… Même si dix cas sont toujours sous surveillance dans notre pays, nous sommes encore très loin d’une épidémie. Mme Agnès Buzyn, ministre de la santé, a insisté sur le fait qu’il n’y avait aucune indication à porter un masque en France.

 

La pénurie des masques dans les pharmacies !

Les pharmacies sont en pénuries de masque, celles des aéroports et des zones touristiques sont les plus touchées. Les grossistes qui livrent les pharmacies les ont informées qu’ils étaient actuellement en rupture mais que les commandes avaient été passé aux laboratoires en urgence. Agnès Buzyn a précisé que l’Etat possédait une dizaine de millions de masques, qui seraient distribués aux personnes qui en auraient besoin en cas d’épidémie.

 

Rappel important :

Le port du masque est impératif si les personnes présentent une infection respiratoire aigüe avec toux et ont séjournées dans la ville de Wuhan dans les 14 jours précédents le début des signes.

Ou si les personnes ont les mêmes symptômes et ont été en contact étroit avec des cas confirmés de coronavirus.

Le port de masque par la population non malade afin d’éviter la maladie ne fait pas partie des mesures de barrière recommandées.

Les professionnels de santé en contact étroit avec les malades pour faire leurs soins sont équipés de protections spécifiques.

Vous pourrez trouver toutes les informations sur « repérer et prendre en charge un patient suspect d’infection à nouveau Coronavirus 2019 » sur le site suivant https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/2019-ncov-fichesoignants22janv-vf.pdf.

 

Source :

https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/infection-a-coronavirus/articles/cas-de-pneumonies-associees-a-un-nouveau-coronavirus-2019-ncov-a-wuhan-en-chine

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https://pharmaciedespelerins.pharmavie.fr/actualites/743-le-coronavirus-et-la-penurie-de-masque-en-france
<![CDATA[Epidémie a nouveau coronavirus en provenance de Chine]]> Le 31 décembre 2019, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a été informé de plusieurs cas de pneumonies dans la ville de Wuhan en Chine. Toutes ses personnes avaient un lien avec un marché d’animaux vivants dans cette ville, ce qui indiquait une probable contamination d’origine animale. Le nouveau coronavirus (2019-nCoV) est la cause de cette pneumonie. La transmission interhumaine du virus est désormais avérée mais le niveau de contagiosité n’est pas connu, il est donc important de prendre des précautions. Le risque d’introduction du virus en France est considéré comme modéré et le risque de propagation secondaire du virus à la population française est faible. Le 22 janvier, le bilan faisait état de 448 cas confirmés d’infection par le 2019-nCoV.

 

Quels sont les symptômes de ce coronavirus et quelle est la conduite à tenir en cas de suspicion ?

Les symptômes sont principalement une infection respiratoire aigüe (toux) avec une fièvre associée. Attention ces symptômes peuvent aussi être liés aux pathologies hivernales.

Pour les cas les plus sévères, le patient peut être victime d’un syndrome de détresse respiratoire aigu, d’une insuffisance rénale aiguë, ou avoir un syndrome de défaillance multiviscérale (plusieurs organes qui se détériorent rapidement) pouvant entraîner le décès.

Si la personne a voyagé à Wuhan dans les 14 jours précédant l’apparition de ses symptômes, il est nécessaire d’avoir une prise en charge adaptée. Composer le 15, les professionnels de santé détermineront la conduite à tenir pour la prise en charge. Ne surtout pas se rendre chez le médecin traitant ou aux urgences pour éviter tout risque de transmission.

 

Comment se protéger ainsi que l’entourage contre ce coronavirus ?

Dès qu’il y a une toux associée à de la fièvre, il est impératif de porter un masque.

Il est important d’éviter toute contamination de son entourage. Pour se faire, rester à distance des autres personnes, utiliser des mouchoirs jetables, se laver les mains régulièrement et utiliser des solutions hydro-alcooliques.

Pour les proches, éviter le contact, porter un masque et laver vous les mains. Pour le personnel soignant, porter un masque type FFP2, une blouse et des gants à usage unique, ainsi que des lunettes de protection.

 

Sources :

https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/infection-a-coronavirus/articles/cas-de-pneumonies-associees-a-un-nouveau-coronavirus-2019-ncov-a-wuhan-en-chine

https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/coronavirus/article/coronavirus-2019-n-cov

https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/coronavirus/article/coronavirus-informations-pour-les-voyageurs

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https://pharmaciedespelerins.pharmavie.fr/actualites/739-epidemie-a-nouveau-coronavirus-en-provenance-de-chine
<![CDATA[Le trafic de médicament : une activité "lucrative" !]]> Les trafics de produits de santé contrefaits sont 10 à 20 fois plus rentable que le trafic d’héroïne selon Interpol. A l’échelle mondiale, le trafic de médicaments est estimé à 200 milliards de dollars de chiffre d’affaires par an. C’est un véritable enjeu de santé publique qui représente une menace croissante au niveau national et international. Afin d’améliorer la détection des trafics de produits de santé et les sanctionner tout en préservant la chaîne légale de distribution, l’Office Central de Lutte contre les Atteintes à l’Environnement et à la Santé Publique (OCLAESP) et le G5 Santé ont signé ce 9 janvier dernier une convention.

 

Quels sont les risques des faux médicaments ?

Les faux médicaments contiennent bien souvent la mauvaise quantité de principes actifs (trop ou inexistante), certains peuvent contenir du mercure, de l’arsenic, du raticide ou du ciment. Parfois, les médicaments authentiques sont volés mais conservés dans de mauvaises conditions ou alors ils peuvent être périmés. Ceci peut entraîner une inefficacité ou une contamination de ce médicament.

 

Vers quels trafics se tournent les groupes criminels ?

La France est une mine d’or pour les groupes criminels. Les dérivés de l’opium (Subutex) remboursés par la sécurité sociale sont détournés vers l’Europe de l’Est et du Nord, où ils sont revendus jusqu’à 200 fois leur prix.

Depuis 1 an, des marchés illicites de ventes d’anti-cancéreux sont apparus, les boites se revendent de 1 500€ à 15 000€ dans les pays en rupture d’approvisionnement.

 

Quel est l’intérêt de la convention signée le 9 Janvier 2020 ?

L’Office Central de Lutte contre les Atteintes à l’Environnement et à la Santé Publique (OCLAESP) est un service de police judiciaire qui enquête, anime et coordonne des actions de lutte contre le crime environnemental et le crime pharmaceutique.

Le G5 santé rassemble les principaux dirigeants des entreprises françaises de santé et des sciences du vivant (bioMérieux, Guerber, Ipsen, LFB, Pierre Fabre, Sanofi, Servier, Théa), leur plateforme de développement international se trouve en France.

L’intérêt de ce partenariat est d’améliorer la lutte contre le crime pharmaceutique et diagnostique.

 

Sources :

https://www.interpol.int/fr/Infractions/Marchandises-illicites/Achetez-en-toute-securite/Faux-medicaments

https://g5.asso.fr/qui-sommes-nous/presentation-du-g5-sante/

https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/Notre-institution/Nos-composantes/Au-niveau-central/Les-offices/Office-central-de-lutte-contre-les-atteintes-a-l-environnement-et-a-la-sante-publique-OCLAESP

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https://pharmaciedespelerins.pharmavie.fr/actualites/735-le-trafic-de-medicament-une-activite-lucrative
<![CDATA[Polémique avec des arrêts maladie en ligne !]]> Ce 7 Janvier, une start-up allemande a lancé un site www.arretmaladie.fr. Cette plateforme permet d’obtenir un arrêt de travail sans avoir de rendez-vous chez le médecin. La sécurité sociale en accord avec le Conseil de l’ordre des médecins a décidé de porter plainte contre ce site.

 

Comment fonctionne le site www.arretmaladie.fr ?

Le site permet de recevoir un arrêt de travail de courte durée (maximum 3 jours) pour des pathologies simples (coup de froid, gastro-entérite, stress, douleurs menstruelles, douleurs de dos, migraine ou cystite) sans avoir besoin de se déplacer chez un médecin.

Lorsque le patient va sur le site, il doit remplir un questionnaire avec ses symptômes, puis accepter que ses données soient envoyées à son médecin traitant ou un autre médecin. Une fois les démarches faites, il peut prendre rendez-vous avec un médecin en téléconsultation. Le site affirme que le remboursement des 25€ de consultation sera pris en charge par l’assurance maladie. Leurs mots dès la page d’accueil du site sont « Arrêt maladie sans se déplacer, 100% valide, remboursable, rapide et sécurisé ».

 

Quelle est la réaction de la sécurité sociale et de l’ordre des médecins ?

La Caisse nationale de l’Assurance Maladie a rédigé un communiqué après avoir pris connaissance de l’ouverture de ce site. Ce communiqué stipule que le site donne une information inexacte qui trompe les assurés et s’écarte de la déontologie médicale.

Elle précise aux assurés que la prise en charge des téléconsultations par l’assurance maladie doit respecter un certain nombre de conditions qui ne sont absolument pas remplies par ce site. La Caisse nationale en lien avec le Conseil de l’Ordre des médecins va mettre en demeure immédiatement le site de cesser ses activités.

Attention, il ne faut pas utiliser ce site www.arretmaladie.fr . Si vous avez des problèmes de santé, vous devez consulter votre médecin traitant ou utiliser la plateforme de téléconsultation https://www.docteursecu.fr/accueil/ seule site légale en France pour la téléconsultation.

 

Source :

https://www.lequotidiendupharmacien.fr/actualite-pharmaceutique/article/2020/01/07/arrets-maladie-en-ligne-un-site-qui-fait-polemique_281609

https://www.ameli.fr/fileadmin/user_upload/documents/Reaction_site_arretmaladie_fr.pdf

https://www.arretmaladie.fr/maladies

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https://pharmaciedespelerins.pharmavie.fr/actualites/733-polemique-avec-des-arrets-maladie-en-ligne
<![CDATA[Faute de moyens de plus en plus de français renoncent à se faire soigner]]> En novembre dernier, France Assos Santé a publié les résultats d’une enquête sur les difficultés d’accès aux soins rencontrées par les Français. Les chiffres sont alarmants, ils montrent que deux Français sur trois (63%) ont déjà renoncé à se soigner. Les deux raisons évoquées sont la faute de moyens financiers et/ou la difficulté à trouver des médecins disponibles. Ces difficultés d’accès aux soins touchent tous les Français, peu importe l’âge, la situation économique ou leur lieu de vie. Mais les personnes les plus impactées restent celles en situation de handicap.

 

Faute de moyens financiers ou manque de médecins !

Les délais d’attente d’un rendez-vous chez un spécialiste deviennent de plus en plus long, dépassant souvent les 3 mois. Le manque de médecin proche du domicile des patients est de plus en plus fréquent.

L’avance des frais ou les dépassements d’honoraires qui étaient exceptionnels deviennent la règle, ce qui entraîne un système de santé à plusieurs vitesses. Les Français sont de plus en plus nombreux à ne plus avoir assez de moyens pour se soigner correctement.

 

Quelles sont les conséquences sur la santé ?

Le renoncement aux soins a un impact réel sur la qualité de vie (anxiété, stress) et augmente les symptômes jusqu’à l’hospitalisation dans 12% des cas.

Les patients sont parfois contraints de se rendre aux urgences, faute de médecin disponible. Par conséquent, les urgences voient leur nombre de patients encore augmenter alors que celles-ci sont déjà saturées.

 

Les demandes de France Assos au gouvernement

France Assos Santé appelle le gouvernement à agir rapidement, en prenant des mesures fermes pour encadrer les dépassements d’honoraires et mieux informer les patients sur leurs droits en tant qu’utilisateur du système de santé.

Ils souhaitent qu’il y ait une offre de soins de proximité avec des maisons médicales de garde, ainsi qu’une meilleure répartition des médecins sur le territoire afin d’améliorer les services de santé de proximité.

 

Sources :

https://www.france-assos-sante.org/communique_presse/enquete-bva-pour-france-assos-sante-notre-systeme-de-sante-de-plus-en-plus-malade/

https://www.allodocteurs.fr/se-soigner/droits-et-demarches/acces-aux-soins/de-plus-en-plus-de-francais-renoncent-a-se-faire-soigner-faute-de-moyens_28263.html

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https://pharmaciedespelerins.pharmavie.fr/actualites/731-faute-de-moyens-de-plus-en-plus-de-francais-renoncent-a-se-faire-soigner
<![CDATA[Les médecines douces, attention à la fraude !]]> De plus en plus de Français se tournent vers des pratiques ou « médecines » dites « douces », « non conventionnelles », « alternatives » ou « complémentaires », telles que l’hypnose, l’acupuncture, la réflexologie ou encore l’aromathérapie pour soulager certains maux du quotidien. En 2018, la Direction générale de la concurrence et de répression des fraudes (DGCCRF) a réalisé une enquête qui révèle que 2/3 des professionnels contrôlés étaient en infraction. L’objectif de cette étude étaient de contrôler les pratiques commerciales et le respect des obligations de ces professionnels pratiquant des « médecines douces ». Ces contrôles ont été effectués de manière inopinée pour la plupart des professionnels.

 

Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes

Sur les 675 professionnels contrôlés, 460 étaient en infractions, le plus souvent à cause de défauts d’information, mais aussi dans certains cas des pratiques commerciales trompeuses voire présentant des risques pour les patients. Sur ce total, la DGCCRF a transmis 15 signalements au Procureur de la République de cas potentiels d’exercice illégal de la médecine ou d’usurpation de titres.

 

La méconnaissance de la réglementation à l’origine de la majorité des infractions

La plupart de ces professionnels de « médecine douce » ont souhaités faire une reconversion professionnelle en suivant des formations de nature très variable allant du week-end (en présentiel ou à distance) à plusieurs années de scolarité.

Dans les manquements fréquemment constatés, la DGCCRF a relevé des professionnels qui utilisaient des termes comme « diplômé », « certifié », « agréé » sans posséder de diplôme d’Etat, de certification ni même d’agrément officiel. Des sites internet incomplets et la présence de clauses abusives et illicites dans les conditions générales de vente. L’affichage des prix sur le lieu d’exercice n’était pas fait alors que lorsque le montant est supérieur à 25€, il y a une obligation d’affichage.

 

Le patient doit bien se renseigner lorsqu’il souhaite se tourner vers des professionnels pratiquant de la « médecine douce », en veillant toujours à consulter un professionnel de santé ou faire un suivi de traitement conventionnel lorsqu’il est atteint d’une pathologie grave.

 

Source :

https://www.economie.gouv.fr/files/files/directions_services/dgccrf/documentation/Lettre_CetC/2019/m%C3%A9decines.pdf

https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/medecines-douces-ou-alternatives-des-insuffisances-dans-le-respect-de-la-reglementation

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https://pharmaciedespelerins.pharmavie.fr/actualites/718-les-medecines-douces-attention-a-la-fraude