PHARMACIE DES PELERINS - Flux RSS d'actualités santé Les dernières actualités de PHARMACIE DES PELERINS sur la santé, de la médecine et des pharmaciens, ainsi que les études sur les maladies. https://pharmaciedespelerins.pharmavie.fr/actualites Tue, 13 Apr 2021 12:41:59 +0200 <![CDATA[Les ruptures de stock de médicaments]]> Depuis 2006, les professionnels de santé de tous les pays, dont la France, notent une hausse importante du nombre de ruptures d’approvisionnement en médicaments. Ces pénuries constituent une véritable préoccupation de santé publique. Il peut s’agir de tension d’approvisionnement, c’est lorsque les médicaments sont disponibles mais en quantité insuffisante pour répondre aux besoins. Ou de rupture d’approvisionnement, cela signifie que le laboratoire est dans l’impossibilité de fabriquer un médicament. Vous avez peut-être été confronté à un de ces 2 cas, voyons les conséquences de ces ruptures et quelles sont les démarches de l’ANSM pour lutter contre les risques de pénurie.

 

Quelles sont les conséquences de ces ruptures de stock ?

Ces ruptures peuvent avoir des conséquences néfastes pour le patient d’autant plus lorsqu’elle concerne des médicaments dit d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) (liste que vous trouverez sur ce lien https://ansm.sante.fr/disponibilites-des-produits-de-sante/medicaments). Les MITM sont des médicaments pour lesquels une interruption de traitement est susceptible de mettre en jeu le pronostic vital des patients à court ou moyen terme, représente une perte de chance importante pour les patients au regard de la gravité ou du potentiel évolutif de la maladie, ou pour lesquels il n’existe pas d’alternative appropriée au traitement et disponible en quantité suffisante sur le territoire.

 

Quelles sont les actions de l’ANSM ?

L’ANSM a mis en place plusieurs actions pour gérer la pénurie des médicaments comme la création du DP-Ruptures qui permet aux pharmaciens de signaler des ruptures, ou l’interdiction pour les grossistes d’exporter les MITM s’ils sont en rupture. Pour continuer dans cette dynamique, un récent décret a été publié le 31 Mars 2021 et sera applicable au 1er septembre 2021 afin de permettre aux entreprises de s’adapter.

Ce décret demande aux industriels de constituer des stocks de sécurité des médicaments destinés au marché national. Il exige un stockage d’avance de 2 mois minimum pour les MITM et d’1 semaine minimum pour les autres médicaments.

 

Source :

http://www.ordre.pharmacien.fr/Les-pharmaciens/Champs-d-activites/Ruptures-d-approvisionnement-et-DP-Ruptures

http://www.ordre.pharmacien.fr/Les-pharmaciens/Champs-d-activites/Ruptures-d-approvisionnement-et-DP-Ruptures

https://ansm.sante.fr/disponibilites-des-produits-de-sante/medicaments

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https://pharmaciedespelerins.pharmavie.fr/actualites/1145-les-ruptures-de-stock-de-medicaments
<![CDATA[Tout savoir sur les TIAC]]> Une toxi-infection alimentaire collective (TIAC) est définie par l’apparition d’au moins 2 cas d’une symptomatologie similaire dont on peut rapporter la cause à une même origine alimentaire. Les TIAC sont des maladies à déclaration obligatoire (DO) depuis 1987. Leur signalement permet de déclencher des investigations pour identifier les aliments en cause. C’est Santé Publique France qui a pour rôle de surveiller et recenser les TIAC via les déclarations obligatoires et les données provenant du Centre national de référence (CNR). Le 18 mars dernier, ils ont publié les chiffres du nombre de déclaration de TIAC sur l’année 2019. Ils sont en augmentation de 9% par rapport à 2018.

 

Quels sont les symptômes d’une TIAC? À quoi est-elle dû ?

Les symptômes sont dépendant de l’agent pathogène responsable, les plus fréquents sont des singes gastro-intestinaux (diarrhées, vomissements, douleurs abdominales, nausées…) et parfois accompagnés de fièvre.

La TIAC est très souvent liée à l’utilisation de matières premières contaminées et/ou au non-respect des mesures d’hygiène et des températures lors de la préparation des aliments.

Les principaux agents responsables sont les Salmonelles, les agents producteurs de toxines comme le Staphylocoques dorés bien connu.

 

Quelles sont les recommandations pour éviter les TIAC ?

Il est impératif de se laver les mains avant de cuisiner. Avoir un réfrigérateur propre à une température entre 0° et 4°C. Conservez au frais les préparations, les pâtisseries à base de crème ou les aliments non préemballés et les consommer dans les 3 jours. Attention à la consommation de viande, poisson cru ou produits laitiers au lait cru surtout chez les enfants, les femmes enceintes ou les personnes immunodéprimées.
 

Quelques chiffres sur les TIAC en France

Chaque année, entre 1200 et 1800 TIAC sont notifiées, 10 000 à 16 000 personnes sont touchées et 6% font l’objet d’une hospitalisation ou d’un passage aux urgences.

Soyez vigilant à ce que vous mangez et où vous le manger. Respectez les règles d’hygiène lorsque vous cuisinez.

 

Source :
https://www.santepubliquefrance.fr/les-actualites/2021/toxi-infections-alimentaires-collectives-en-france-donnees-annuelles-2019
https://www.anses.fr/fr/content/les-toxi-infections-alimentaires-collectives-tiac
https://www.anses.fr/fr/content/10-recommandations-pour-éviter-les-intoxications-alimentaires

 

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https://pharmaciedespelerins.pharmavie.fr/actualites/1141-tout-savoir-sur-les-tiac
<![CDATA[Journée nationale du sommeil]]> Depuis l’an 2000, chaque 3ème vendredi du mois de mars a lieu la Journée Nationale du Sommeil. Vendredi dernier, on a pu célébrer la 21ème journée du sommeil. C’est l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV) qui organise cette journée, et cette année le thème était « bien dormir pour mieux faire face ». Dans le contexte de crise sanitaire actuelle le sommeil a une place déterminante pour notre santé et notre qualité de vie. Une enquête menée par l’INSV en association avec la MGEN donne des résultats qui sont inquiétants.

 

Quels sont les résultats de l’enquête INVS/MGEN 2021* ?

Selon l’enquête, 45% des Français ont présenté un trouble du sommeil et 26%, une moins bonne qualité de sommeil durant le 2ème confinement. Une très grande fatigue est observée chez 17% des Français ainsi qu’une santé psychologique altérée pour plus d’1/3 d’entre eux. Les personnes ayant été touchées par la Covid-19, les femmes, les jeunes de 18 à 24 ans et les personnes en télétravail exclusif sont les personnes les plus concernées par les troubles du sommeil.

 

Quelles sont les missions de l’INVS ?

Les missions de l’INVS sont de sensibiliser, informer et éduquer sur le sommeil, les troubles du sommeil et de la vigilance. Son but est de promouvoir le sommeil comme une composante de santé publique auprès des pouvoirs publics. Sur le site internet de l’INVS https://institut-sommeil-vigilance.org/reseau-du-sommeil-en-france/ vous retrouverez des informations sur les différents troubles du sommeil qui existent, des conseils pour améliorer votre sommeil et les centres du sommeil où consulter dans toute la France.

 

Avec l’épidémie qui persiste avec tout son lot d’incertitudes, faites attention à votre santé et donc votre sommeil. Le sommeil est mis à l’honneur lors de cette journée mais il est important tout au long de l’année. Alors n’hésitez pas à aller consulter le site de l’INVS, vous y trouverez de nombreuses informations.

(*) Questionnaire OpinionWay auto-administré en ligne sur système CAWI du 8 au 15 janvier 2021 auprès de 1010 sujets âgés de 18 à 65 ans.

Source :

https://institut-sommeil-vigilance.org/wp-content/uploads/2020/02/CP_JS2021_vdef.pdf

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https://pharmaciedespelerins.pharmavie.fr/actualites/1135-journee-nationale-du-sommeil
<![CDATA[Covid-19 et santé mentale]]> L’épidémie de Covid-19, au-delà de ses conséquences sanitaires, économiques et sociales, joue un rôle important sur la santé mentale. Depuis mars 2020, Santé publique France a lancé une enquête qu’elle a nommé CoviPrev pour suivre l’évolution des comportements (gestes barrières, confinement, consommation d’alcool et de tabac, alimentation et activité physique) et de la santé mentale (bien être, troubles) des français pendant l’épidémie de Covid-19. Voyons les résultats de cette enquête 1 an après.

 

Quels sont les changements dans les comportements des Français ?

Les français ont pour beaucoup déclarés qu’ils avaient augmenté leurs consommations de tabac et d’alcool. Qu’ils grignotaient plus que d’habitude et que leur activité physique (sportive ou marche) a nettement diminué. Ces 2 évènements ont bien évidemment entrainé chez certains une prise de poids.

Le temps passé assis et/ou devant un écran a lui aussi augmenté.

La seule chose positive que les français ont adopté lors de cette crise sanitaire c’est la cuisine de plats-maison.

 

Quels sont les troubles psychiques recensés ?

Santé publique France a réalisé de nombreux graphiques. Un des graphiques révèle que les Français ont plus de troubles du sommeil, de dépression et d’anxiété depuis la pandémie. Que leur qualité de vie actuelle est moins satisfaisante. Ce que l’on remarque aussi sur ce graphique, c’est que ses troubles de la santé mentale s’accentuent en 2021.

 

Comment faire pour prendre soin de sa santé mentale ?

Il est important de rester en lien avec sa famille, ses amis, ses collègues… Ne pas hésiter à aider ceux qui sont seuls et dans le besoin. Évitez d’écouter les informations toute la journée. Attention à ne pas augmenter la consommation d’alcool et de tabac. Faire des activités différentes à la maison : pratiquer de l’exercice physique, se trouver une passion pour un instrument de musique, la lecture, la cuisine, …. S’occuper l’esprit est primordiale dans cette situation de crise sanitaire. Prenez soin de vous et n’hésitez pas à vous rapprocher de votre médecin traitant ou de votre pharmacien en cas de besoins.

 

Sources :

https://www.santepubliquefrance.fr/etudes-et-enquetes/coviprev-une-enquete-pour-suivre-l-evolution-des-comportements-et-de-la-sante-mentale-pendant-l-epidemie-de-covid-19#block-249162

https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/infection-a-coronavirus/articles/covid-19-prendre-soin-de-sa-sante-mentale-pendant-l-epidemie

Photo de Andrea Piacquadio provenant de Pexels

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https://pharmaciedespelerins.pharmavie.fr/actualites/1122-covid-19-et-sante-mentale
<![CDATA[Vaccin COVID-19, qu'en est-il aujourd'hui ?]]> Aujourd’hui plus de 3,2 millions de Français ont reçu une première dose injectée de vaccin et plus de 1,7 millions ont eu la 2ème dose. En pourcentage, cela représente 4,84% des Français (1 dose) et 2,64% (2 doses). L’objectif étant de vacciner 60% de la population, voyons quels sont les vaccins autorisés et où peut-on se faire vacciner.

 

Quels sont les vaccins autorisés en France ?

 

Il y a 3 vaccins qui ont reçu l’autorisation en France. Le vaccin Pfizer-BioNTeck qui a été le 1er autorisé, son efficacité annoncée est de 94,5% avec une conservation à -70°C. Le vaccin Moderna qui l’a suivi, son efficacité annoncée est de 94%, sa conservation est plus facile ; 6 mois à -20°C et 1 mois à +5°C. Et le dernier a avoir eu l’autorisation pour le moment est celui de chez AstraZeneca avec une efficacité annoncée de 60 à 70% et une conservation de 6 mois à +5°C.

Ses 3 vaccins ont le même schéma vaccinal, ils doivent être injectés en 2 doses. Les 2 doses sont espacées de 21 jours pour vaccin Pfizer-BioNTeck, de 28 jours pour le vaccin Moderna et de 9 à 12 semaines pour le vaccin AstraZeneca.

 

Où peut-on se faire vacciner ?

 

Pour se faire vacciner, tout dépend de la situation de la personne à vacciner.

Les personnes âgées de plus de 50 ans souffrant d’une ou de plusieurs comorbidités, peuvent se faire vacciner dans les cabinets des médecins généralistes volontaires et à partir du 15 mars dans les pharmacies (comme pour la grippe, il n’y aura pas besoin d’ordonnance).

Pour les salariés âgés de 50 à 64 ans souffrant d’une ou de plusieurs comorbidités, la vaccination peut se faire en entreprise par le médecin du travail.

Tous les plus de 75 ans peuvent se faire vacciner dans les cabinets des médecins généralistes volontaires ou en centre de vaccination.

Pour toutes les autres personnes prioritaires, la vaccination peut se faire dans les centres de vaccinations.

Toutes les informations sur les centres de vaccination se trouvent sur le site sante.fr ou par téléphone au 0 800 009 110 (appel et service gratuit).

 

 

Source :

https://www.ameli.fr/assure/covid-19/vaccination-contre-la-covid-19/qui-peut-se-faire-vacciner-quand-et-comment

https://covidtracker.fr/vaccintracker/

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https://pharmaciedespelerins.pharmavie.fr/actualites/1119-vaccin-covid-19-quen-est-il-aujourdhui
<![CDATA[Des nanomatériaux dans les produits cosmétiques]]> Depuis 2017, la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) réalise des contrôles sur les nanomatériaux présents dans les produits cosmétiques. En 2019, elle les intensifie et deux éléments sont mis en évidences ; l’étiquetage des nanomatériaux autorisés dans la liste d’ingrédient est défaillant, et des nanomatériaux non autorisés sont identifiés dans certains produits cosmétiques. Sur les 30 produits contrôlés au près de 70 professionnels, 9 produits ont été retirés du marché après détection de nanomatériaux non autorisés. Les nanomatériaux entrainent pour certains des allergies pulmonaires, mais aussi des maladies cardiovasculaires voire certains cancers du poumon.

 

Quels sont les nanomatériaux autorisés en cosmétique ?

Les nanomatériaux autorisés dans les produits cosmétiques sont le noir de carbone utilisé comme colorant, et le dioxyde de titane, l’oxyde de zinc, le tris-biphényltriazine et le méthyle bis-benzotriazolyl tetraméthylbutylphénol, tous les 4 utilisés comme filtres ultraviolets.

 

Quelle est la réglementation des nanomatériaux utilisés dans les cosmétiques ?

Les colorants, les agents conservateurs et les filtres ultraviolets doivent faire l’objet d’une procédure d’évaluation toxicologique pour être autorisé comme ingrédients dans les cosmétiques. Cette autorisation est donnée par le comité scientifique pour la sécurité des consommateurs qui est placé auprès de la Commission européenne.

 

Qu’en est-il de l’étiquetage des produits cosmétiques ?

Le règlement cosmétique européen n°1223/2009 du 30 Novembre 2009 a introduit un encadrement des nanomatériaux. Depuis le 11 juillet 2013, les fabricants doivent être transparents, lors de l’utilisation d’un nanomatériau dans un cosmétique celui-ci doit figurer dans la liste des ingrédients.

 

Quelle est la prise en compte des enjeux sanitaires au niveau des professionnels ?

L’enquête de la DGCCRF a montré que les professionnels contrôlés n’étaient pas bien sensibilisés à la problématique des nanomatériaux. La DGCCRF en lien avec l’ANSM échange avec les organisations professionnelles, les fabricants de cosmétiques et les fournisseurs d’ingrédients pour favoriser l’application de ce règlement pour le bénéfice de l’information et la sécurité des consommateurs. La DGCCRF a également demandé à la Fédération des Entreprises de la beauté (Fébea) de bien clarifier les informations règlementaires pour ses adhérents.

 

Source :

https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/nanomateriaux-dans-les-produits-cosmetiques-la-dgccrf-fait-le-point

https://www.febea.fr/fr/nanomateriaux

https://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2009:342:0059:0209:fr:PDF

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https://pharmaciedespelerins.pharmavie.fr/actualites/1111-des-nanomateriaux-dans-les-produits-cosmetiques
<![CDATA[Les autotests urinaires, interdiction en France]]> L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) a été informé d’une publicité pour un autotest urinaire de dépistage de la COVID-19 appelé « Sars-CoV-2 Urine Antibody Rapid test ». Ce test est fabriqué par les sociétés Inno-Bio et Olisacare, et distribué en France par les sociétés Biomadétech et Medic Santé.

Après analyse, l’ANSM a pris une décision de police sanitaire qui suspend la commercialisation ainsi que l’utilisation de ce test en France.

 

Pourquoi l’interdiction de cet autotest urinaire ?

Dans un 1er temps, les anticorps ne se retrouvent pas dans les urines de manière générale, l’ANSM a donc des doutes sur l’efficacité de ce test.

Dans un 2ème temps, le fabricant n’a pas obtenu le certificat de conformité pour l’autorisation de la mise sur le marché de son test.

Et pour finir, l’arrêté du 10 Juillet 2020 dans le cadre de l’urgence sanitaire précise qu’il est interdit d’utiliser des autotests pour dépister le virus ainsi que les anticorps dirigés contre le SARS-CoV-2.

 

Rappel sur les tests autorisés en France

Seuls les tests disposant d’un marquage CE et validés par les autorités sanitaires peuvent être utilisés.

3 types de tests sont autorisés, les tests sérologiques (disponible en pharmacie ou réalisé en laboratoire de biologie médicale), les tests antigéniques (disponible en pharmacie), et les tests RT-PCR (disponible en laboratoire de biologie médicale).

Si vous avez des doutes, les tests autorisés sont tous listés sur le site du ministère sur le lien suivant https://covid-19.sante.gouv.fr/tests.

 

L’ANSM demande donc aux personnes ayant acheté ce test « Sars-CoV-2 Urine Antibody Rapid test » de ne pas les utiliser.

 

Source :

https://www.ansm.sante.fr/S-informer/Actualite/Depistage-de-la-COVID-19-l-ANSM-suspend-la-commercialisation-d-un-autotest-urinaire

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https://pharmaciedespelerins.pharmavie.fr/actualites/1110-les-autotests-urinaires-interdiction-en-france
<![CDATA[Comment faire face aux nouveaux variants de la Covid 19 ?]]> Trois variants du coronavirus SRAS-COV-2 ont été détecté dans le monde et sont connus des autorités de santé. Les trois variantes dites « britannique », « sud-africaine » ou « brésilienne » sont plus contagieuses. Leur circulation est aujourd’hui minoritaire mais elles présentent un risque d’échappement immunitaire et vaccinale. C’est pourquoi, la Direction Générale de la Santé (DGS) a décidé de mettre en oeuvre des mesures complémentaires pour freiner cette propagation. Trois lignes d’action sont établies : tester, alerter et protéger.

 

Tester : détecter les variants

Les tests antigéniques ou PCR positif doivent faire l’objet d’une RT-PCR (ayant 2 cibles dont au moins une mutation commune aux 3 variantes) dans un délai de 36 heures maximum afin de déterminer s’il s’agit d’une contamination par un variant.

 

Alerter : renforcer la recherche les chaines de transmissions

Les dispositifs de tracing et d’isolement sont renforcés. Pour les personnes en contact avec des porteurs de variant, il leur sera demandé de prévenir eux-mêmes les personnes qui auront été en contact avec eux. Pour les personnes contacts de première ou de seconde génération, les recommandations sont de renforcer l’application des gestes barrières, d’être en télétravail (si possible), de réduire ses contacts sociaux durant les 7 jours suivant, réaliser un test diagnostic dès les 1er symptômes.

 

Protéger : respect de l’isolement des personnes porteuses d’un variant

Les personnes ayant été contaminées par une variante ou suspectées de l’être ont un suivi renforcé. Une visite d’un infirmier libéral est programmée et proposée, si les personnes sont dans une situation familiale qui laisse présager une forte propagation celles-ci se voient proposer un logement spécifique.

Pour les personnes porteuses des variants type « sud-africain » et « brésilien », un test de sortie d’isolement doit être obligatoirement effectué.

 

Sources :

https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/dgs-urgent_no12_strategie_variant.pdf

https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/fiche-lbm_vdef1.pdf

 

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https://pharmaciedespelerins.pharmavie.fr/actualites/1100-comment-faire-face-aux-nouveaux-variants-de-la-covid-19
<![CDATA[La vitamine D : tout savoir sur le risque de surdosage chez l'enfant]]> Il y a quelques jours des experts francophones et des sociétés savantes dont la Société Française de Pédiatrie recommandaient d’avoir recours à une supplémentation en vitamine D dès que le diagnostic de Covid-19 était posé. Des études ont montré que la vitamine D permettait de limiter les formes graves de SARS-CoV2.

Cependant il est important de savoir que la vitamine D en cas de surdosage peut avoir des conséquences graves sur la santé. L’ANSM, dans son rapport du 27 Janvier dernier informe sur la prévention du risque de surdosage.

 

Quels sont les conséquences d’un surdosage en vitamine D ?

La vitamine D en association avec le calcium est indispensable à la croissance des os chez l’enfant, elle est donnée en prévention d’une maladie de la croissance et de l’ossification. Mais, lorsque la vitamine D est donnée en trop grosse quantité elle peut entrainer une hypercalcémie c’est-à-dire un taux excessif de calcium dans le sang qui peut avoir des conséquences graves, notamment sur le rein. L’excès de calcium se dépose dans le rein ce qui entraine une néphrocalcinose. Le surdosage est malheureusement irréversible car il n’existe pas de traitement pour éliminer ces dépôts de calcium.

 

Que recommande l’ANSM en prévention ?

L’ANSM demande aux professionnels de santé et aux parents de privilégier les médicaments contenant de la vitamine D plutôt que les compléments alimentaires enrichi en vitamine D, de bien contrôler les doses administrées (vérifier la quantité de vitamine D par goutte) et de ne pas multiplier les produits contenant de la vitamine D.

L’achat de compléments alimentaires sur internet est déconseillé, car ils peuvent être non-conformes à la réglementation.

 

Il est important d’administrer la vitamine D à son enfant en quantité nécessaire et suffisante pour sa bonne croissance. N’hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou pharmacien.

 

Source :

https://www.ansm.sante.fr/S-informer/Points-d-information-Points-d-information/Vitamine-D-chez-l-enfant-recourir-aux-medicaments-et-non-aux-complements-alimentaires-pour-prevenir-le-risque-de-surdosage

https://www.larevuedupraticien.fr/article/effet-benefique-de-la-vitamine-d-dans-la-covid-quelles-sont-les-donnees

https://www.pediatre-online.fr/croissance/combien-de-vitamine-d-a-enfant-jusqua-age/

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https://pharmaciedespelerins.pharmavie.fr/actualites/1085-la-vitamine-d-tout-savoir-sur-le-risque-de-surdosage-chez-lenfant
<![CDATA[Décès post vaccination covid-19 : que faut-il savoir ?]]> L’état Français a mis en place un système doublement renforcé pour suivre et gérer les effets indésirables liés aux vaccins contre la Covid-19. Le premier dispositif se fait via les Centres régionaux de Pharmacovigilance (CRPV). Les centres reçoivent les informations via les professionnels de santé, les personnes vaccinées ou leur entourage. Le deuxième dispositif est une analyse des informations du système national des données de santé par EPI-PHARE. Les 2 dispositifs échangent et partagent leurs informations au niveau de la France et de l’Europe.

 

Quels sont les chiffres ?

En France, depuis le début de la vaccination à aujourd’hui, plus de 585000 personnes se sont faites vaccinées. Suite à toutes ses vaccinations, 139 cas d’effets indésirables ont été déclarés avec le vaccin Comirnaty de Pfizer/BioNTech dont une 20ène d’effets indésirables graves. Parmi ces déclarations, 5 cas de décès ont été rapportés.

 

Que faut-il savoir sur ces décès ?

Lors de son point sur la surveillance en date du 19 Janvier, l’ANSM précise que pour ces 5 cas de décès, les personnes étaient toutes âgées résidant en maison de retraite qui présentaient toutes des maladies chroniques et des traitements lourds. Avec ces éléments, rien ne permet pour le moment de conclure que ces 5 décès soient liés à la vaccination contre la Covid-19.

En Norvège, la situation est la même. Au 17 Janvier, le pays a enregistré 33 décès post-vaccins. Comme pour les décès en France, ils s’agissaient de personnes très âgées qui étaient aussi en maison de retraite et qui présentaient une ou plusieurs maladies graves.

Restez vigilant aux informations données, n’hésitez pas à vous rapprocher de votre pharmacien si vous avez des interrogations.

Sources : 

https://ansm.sante.fr/S-informer/Actualite/Point-de-situation-sur-la-surveillance-des-vaccins-contre-la-COVID-193

https://www.vidal.fr/actualites/26501-covid-19-les-effets-indesirables-signales-apres-3-semaines-de-vaccination-en-france.htm

Photo de Nataliya Vaitkevich provenant de Pexels

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https://pharmaciedespelerins.pharmavie.fr/actualites/1079-deces-post-vaccination-covid-19-que-faut-il-savoir